Kakkerlak le cafard

Il était une fois une fillette appelée Saskia. N’ayant ni père, ni mère, elle vivait seule avec sa grand-mère et son chat, dans une petite maison bleue. C’était une petite fille gaie, qui souriait tout le temps. Chaque matin, elle buvait son chocolat au lait à la grande table de la cuisine, tandis que sa grand-mère lisait le journal. Le chat faisait sa toilette devant la cheminée où un bon feu crépitait. Puis elle coiffait ses cheveux en une longue natte et partait pour l’école. Chaque matin, elle marchait avec son petit sac et ses grosses chaussures. Le chemin était long et elle chantait. Mais lorsqu’elle abordait certaine ruelle calme, elle cessait immédiatement. Elle marchait alors le long d’une palissade verte. Des bruits étranges lui parvenaient tandis qu’elle la longeait : ça raclait, ça frottait, ça gémissait là derrière. More on Kakkerlak le cafard

Et le bleu

 

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Le bleu de l’anémone
Le bleu de la mûre écrasée
Le bleu de l’hortensia
Le bleu du papier sur lequel Colette écrivait
Le bleu du roquefort
Le bleu turquoise de l’eau de la crique de Portz Ploutz
Le bleu outremer du ciel d’été juste avant le crépuscule
Le bleu de l’oeil du chat siamois
Le bleu de la pierre aigue-marine
Le bleu du bol à oreilles dans lequel je bois mon thé chaque matin

Mystère

Apparemment, cette maison n’avait rien de particulier. Elle était enchâssée entre deux autres bâtiments qui eux-mêmes constituaient un pâté bordant cette très ancienne rue pavée, qui descendait vers le port, ou montait vers la vieille ville. Ces pavés étaient très souvent glissants, car il pleuvait beaucoup ici. Cela faisait le bonheur des petites herbes. Le soir venu, on pouvait entendre le bruit des chaussures résonnant contre les façades. Mais le bruit s’estompait vite… More on Mystère

Les fantaisies de Lilas à Amsterdam ou ailleurs…

Cette histoire relate ce qui m’est arrivé avec un oblongator. Vous ne savez pas ce que c’est ? il va falloir vous renseigner. Mais peut-être est-ce préférable de laisser tomber et d’aller regarder un bon film, parce que c’est vraiment une horrible histoire… Mais bon si vous y tenez… More on Les fantaisies de Lilas à Amsterdam ou ailleurs…

Sylvain le petit lapin

Voulez-vous que je vous raconte l’histoire de Sylvain le petit lapin, parti faire un long voyage, et celle de Gus, le petit singe rebelle ? Oui ? Alors asseyez-vous confortablement et écoutez bien …

Il était une fois, quelque part en France dans la vallée de la Garonne, un méchant fermier qui faisait régner la peur et la tristesse sur son domaine. Il possédait une grande ferme et élevait des poules, des canards et des lapins. Il avait aussi un élevage d’anchois. Il était très avare, calculait tout au centime près et nourrissait ses animaux avec des restes. Il comptait même les grains de blé qu’il distribuait à sa volaille, et il n’était pas question qu’il en donnât un de trop.

Du fond de son clapier sombre et étroit, Sylvain, le petit lapin dernier né, observait tout cela avec tristesse. Il vivait dans ce réduit avec sa maman et ses frères et sœurs. Régulièrement, la porte grillagée du clapier s’ouvrait et la main avide du vilain fermier pénétrait à l’intérieur et se saisissait d’un des petits lapins. Sylvain avait vu disparaître de cette façon tous ses frères et sœurs, et il ne restait maintenant plus que lui et son dernier frère. Il avait vite compris la situation et ne voulait pas finir à la casserole. Il fallait réfléchir afin d’élaborer un plan pour s’enfuir au plus vite de cet endroit sinistre.

Cette nuit-là, il ne dormit pas et pensa très fort à la façon de s’échapper. Mais comment faire quand on est un petit lapin pas très costaud et que la porte de cette prison est fermée, et bien fermée ? Sylvain commençait à désespérer lorsque soudain, Léonie, sa copine hulotte vint hululer sur la branche du bel arbre qui donnait son ombre au clapier lorsqu’il faisait trop chaud. C’était un oiseau assez âgé qui racontait souvent des histoires à Sylvain lorsque celui-ci ne pouvait pas dormir la nuit.
- Léonie, Léonie ! viens vite ! chuchota le petit lapin.
- Et bonjour Sylvain ! comment ça va ?
- Hé pas très fort ! je suis sûr de passer à la casserole très bientôt et je ne veux pas finir dans le ventre de ce vilain fermier ! Peux-tu m’aider à m’échapper ?
- Ecoute ! je vais essayer de crocheter ce loquet !
Léonie essaya maintes et maintes fois sans succès. Son bec recourbé ne l’aidait pas. Il fallait trouver autre chose.
- J’ai une idée ! s’écria-t-elle. Je vais chercher Robert, le blaireau, avec ses petites pattes agiles, je suis sûre qu’il y arrivera !

La chouette hulotte s’envola à tire d’aile vers le terrier de Robert. Celui-ci sirotait une tisane de camomille en parcourant d’un œil distrait la gazette des campagnes. Robert était insomniaque. Lorsque Léonie lui expliqua la situation, il n’hésita pas une seconde, car c’était un blaireau très gentil et serviable. Avec ses griffes longues et effilées, ce fut un jeu d’enfant pour lui et bientôt, le verrou sauta. Sylvain n’en croyait pas ses yeux. Il était libre ! Le jour n’allait pas tarder à se lever, car il voyait le coq de la basse-cour se préparer à sortir son cocorico quotidien. Vite, il réveilla son frère et sa maman et les trois lapins sautèrent hors du clapier. Ils n’avaient jamais l’occasion de se dégourdir les jambes et ils se sentaient un peu empotés. Soudain, le premier rayon du soleil apparut et le coq entonna son chant. Déjà, les volets de la maison du vilain fermier étaient ouverts. Sylvain s’écria :
- Regardez qui arrive ! tous aux abris !
Effectivement, on pouvait apercevoir le vilain fermier, chaussé de bottes, avancer à pas rapides vers la basse-cour. Il n’y avait pas une minute à perdre. Léonie s’envola, Robert disparut dans les fourrés et les trois lapins s’enfuirent le plus vite qu’ils purent.

Sylvain courait, courait, droit devant lui. Il voulait s’enfuir le plus loin possible de cette triste ferme. Lorsqu’il s’arrêta, hors d’haleine et les pattes toutes endolories, il s’aperçut qu’il était seul. Où étaient son frère et sa maman ? Il se trouvait dans un pré de bonne herbe et de fleurs sauvages. Il décida donc de s’offrir un bon petit déjeuner. Cette herbe tendre était bien meilleure que le fourrage sec que lui donnait le vilain fermier. Il grignota sans compter et lorsqu’il eût le ventre bien rebondi, il s’allongea sous un arbre pour digérer et réfléchir.
- Voilà, pensa-t-il, c’est le premier jour de ma nouvelle vie de lapin libre ! Je ne finirai pas au fond d’une casserole avec des petits oignons !

Voulez-vous que je vous raconte l’histoire de Sylvain le petit lapin, parti faire un long voyage, et celle de Gus, le petit singe rebelle ? Oui ? Alors asseyez-vous confortablement et écoutez bien …

Il était une fois, quelque part en France dans la vallée de la Garonne, un méchant fermier qui faisait régner la peur et la tristesse sur son domaine. Il possédait une grande ferme et élevait des poules, des canards et des lapins. Il avait aussi un élevage d’anchois. Il était très avare, calculait tout au centime près et nourrissait ses animaux avec des restes. Il comptait même les grains de blé qu’il distribuait à sa volaille, et il n’était pas question qu’il en donnât un de trop.

Du fond de son clapier sombre et étroit, Sylvain, le petit lapin dernier né, observait tout cela avec tristesse. Il vivait dans ce réduit avec sa maman et ses frères et sœurs. Régulièrement, la porte grillagée du clapier s’ouvrait et la main avide du vilain fermier pénétrait à l’intérieur et se saisissait d’un des petits lapins. Sylvain avait vu disparaître de cette façon tous ses frères et sœurs, et il ne restait maintenant plus que lui et son dernier frère. Il avait vite compris la situation et ne voulait pas finir à la casserole. Il fallait réfléchir afin d’élaborer un plan pour s’enfuir au plus vite de cet endroit sinistre.

Cette nuit-là, il ne dormit pas et pensa très fort à la façon de s’échapper. Mais comment faire quand on est un petit lapin pas très costaud et que la porte de cette prison est fermée, et bien fermée ? Sylvain commençait à désespérer lorsque soudain, Léonie, sa copine hulotte vint hululer sur la branche du bel arbre qui donnait son ombre au clapier lorsqu’il faisait trop chaud. C’était un oiseau assez âgé qui racontait souvent des histoires à Sylvain lorsque celui-ci ne pouvait pas dormir la nuit.
- Léonie, Léonie ! viens vite ! chuchota le petit lapin.
- Et bonjour Sylvain ! comment ça va ?
- Hé pas très fort ! je suis sûr de passer à la casserole très bientôt et je ne veux pas finir dans le ventre de ce vilain fermier ! Peux-tu m’aider à m’échapper ?
- Ecoute ! je vais essayer de crocheter ce loquet !
Léonie essaya maintes et maintes fois sans succès. Son bec recourbé ne l’aidait pas. Il fallait trouver autre chose.
- J’ai une idée ! s’écria-t-elle. Je vais chercher Robert, le blaireau, avec ses petites pattes agiles, je suis sûre qu’il y arrivera !

La chouette hulotte s’envola à tire d’aile vers le terrier de Robert. Celui-ci sirotait une tisane de camomille en parcourant d’un œil distrait la gazette des campagnes. Robert était insomniaque. Lorsque Léonie lui expliqua la situation, il n’hésita pas une seconde, car c’était un blaireau très gentil et serviable. Avec ses griffes longues et effilées, ce fut un jeu d’enfant pour lui et bientôt, le verrou sauta. Sylvain n’en croyait pas ses yeux. Il était libre ! Le jour n’allait pas tarder à se lever, car il voyait le coq de la basse-cour se préparer à sortir son cocorico quotidien. Vite, il réveilla son frère et sa maman et les trois lapins sautèrent hors du clapier. Ils n’avaient jamais l’occasion de se dégourdir les jambes et ils se sentaient un peu empotés. Soudain, le premier rayon du soleil apparut et le coq entonna son chant. Déjà, les volets de la maison du vilain fermier étaient ouverts. Sylvain s’écria :
- Regardez qui arrive ! tous aux abris !
Effectivement, on pouvait apercevoir le vilain fermier, chaussé de bottes, avancer à pas rapides vers la basse-cour. Il n’y avait pas une minute à perdre. Léonie s’envola, Robert disparut dans les fourrés et les trois lapins s’enfuirent le plus vite qu’ils purent.

Sylvain courait, courait, droit devant lui. Il voulait s’enfuir le plus loin possible de cette triste ferme. Lorsqu’il s’arrêta, hors d’haleine et les pattes toutes endolories, il s’aperçut qu’il était seul. Où étaient son frère et sa maman ? Il se trouvait dans un pré de bonne herbe et de fleurs sauvages. Il décida donc de s’offrir un bon petit déjeuner. Cette herbe tendre était bien meilleure que le fourrage sec que lui donnait le vilain fermier. Il grignota sans compter et lorsqu’il eût le ventre bien rebondi, il s’allongea sous un arbre pour digérer et réfléchir.
- Voilà, pensa-t-il, c’est le premier jour de ma nouvelle vie de lapin libre ! Je ne finirai pas au fond d’une casserole avec des petits oignons !

Voulez-vous que je vous raconte l’histoire de Sylvain le petit lapin, parti faire un long voyage, et celle de Gus, le petit singe rebelle ? Oui ? Alors asseyez-vous confortablement et écoutez bien …

Il était une fois, quelque part en France dans la vallée de la Garonne, un méchant fermier qui faisait régner la peur et la tristesse sur son domaine. Il possédait une grande ferme et élevait des poules, des canards et des lapins. Il avait aussi un élevage d’anchois. Il était très avare, calculait tout au centime près et nourrissait ses animaux avec des restes. Il comptait même les grains de blé qu’il distribuait à sa volaille, et il n’était pas question qu’il en donnât un de trop.

Du fond de son clapier sombre et étroit, Sylvain, le petit lapin dernier né, observait tout cela avec tristesse. Il vivait dans ce réduit avec sa maman et ses frères et sœurs. Régulièrement, la porte grillagée du clapier s’ouvrait et la main avide du vilain fermier pénétrait à l’intérieur et se saisissait d’un des petits lapins. Sylvain avait vu disparaître de cette façon tous ses frères et sœurs, et il ne restait maintenant plus que lui et son dernier frère. Il avait vite compris la situation et ne voulait pas finir à la casserole. Il fallait réfléchir afin d’élaborer un plan pour s’enfuir au plus vite de cet endroit sinistre.

Cette nuit-là, il ne dormit pas et pensa très fort à la façon de s’échapper. Mais comment faire quand on est un petit lapin pas très costaud et que la porte de cette prison est fermée, et bien fermée ? Sylvain commençait à désespérer lorsque soudain, Léonie, sa copine hulotte vint hululer sur la branche du bel arbre qui donnait son ombre au clapier lorsqu’il faisait trop chaud. C’était un oiseau assez âgé qui racontait souvent des histoires à Sylvain lorsque celui-ci ne pouvait pas dormir la nuit.
- Léonie, Léonie ! viens vite ! chuchota le petit lapin.
- Et bonjour Sylvain ! comment ça va ?
- Hé pas très fort ! je suis sûr de passer à la casserole très bientôt et je ne veux pas finir dans le ventre de ce vilain fermier ! Peux-tu m’aider à m’échapper ?
- Ecoute ! je vais essayer de crocheter ce loquet !
Léonie essaya maintes et maintes fois sans succès. Son bec recourbé ne l’aidait pas. Il fallait trouver autre chose.
- J’ai une idée ! s’écria-t-elle. Je vais chercher Robert, le blaireau, avec ses petites pattes agiles, je suis sûre qu’il y arrivera !

La chouette hulotte s’envola à tire d’aile vers le terrier de Robert. Celui-ci sirotait une tisane de camomille en parcourant d’un œil distrait la gazette des campagnes. Robert était insomniaque. Lorsque Léonie lui expliqua la situation, il n’hésita pas une seconde, car c’était un blaireau très gentil et serviable. Avec ses griffes longues et effilées, ce fut un jeu d’enfant pour lui et bientôt, le verrou sauta. Sylvain n’en croyait pas ses yeux. Il était libre ! Le jour n’allait pas tarder à se lever, car il voyait le coq de la basse-cour se préparer à sortir son cocorico quotidien. Vite, il réveilla son frère et sa maman et les trois lapins sautèrent hors du clapier. Ils n’avaient jamais l’occasion de se dégourdir les jambes et ils se sentaient un peu empotés. Soudain, le premier rayon du soleil apparut et le coq entonna son chant. Déjà, les volets de la maison du vilain fermier étaient ouverts. Sylvain s’écria :
- Regardez qui arrive ! tous aux abris !
Effectivement, on pouvait apercevoir le vilain fermier, chaussé de bottes, avancer à pas rapides vers la basse-cour. Il n’y avait pas une minute à perdre. Léonie s’envola, Robert disparut dans les fourrés et les trois lapins s’enfuirent le plus vite qu’ils purent.

Sylvain courait, courait, droit devant lui. Il voulait s’enfuir le plus loin possible de cette triste ferme. Lorsqu’il s’arrêta, hors d’haleine et les pattes toutes endolories, il s’aperçut qu’il était seul. Où étaient son frère et sa maman ? Il se trouvait dans un pré de bonne herbe et de fleurs sauvages. Il décida donc de s’offrir un bon petit déjeuner. Cette herbe tendre était bien meilleure que le fourrage sec que lui donnait le vilain fermier. Il grignota sans compter et lorsqu’il eût le ventre bien rebondi, il s’allongea sous un arbre pour digérer et réfléchir.
- Voilà, pensa-t-il, c’est le premier jour de ma nouvelle vie de lapin libre ! Je ne finirai pas au fond d’une casserole avec des petits oignons !

Voulez-vous que je vous raconte l’histoire de Sylvain le petit lapin, parti faire un long voyage, et celle de Gus, le petit singe rebelle ? Oui ? Alors asseyez-vous confortablement et écoutez bien …

Il était une fois, quelque part en France dans la vallée de la Garonne, un méchant fermier qui faisait régner la peur et la tristesse sur son domaine. Il possédait une grande ferme et élevait des poules, des canards et des lapins. Il avait aussi un élevage d’anchois. Il était très avare, calculait tout au centime près et nourrissait ses animaux avec des restes. Il comptait même les grains de blé qu’il distribuait à sa volaille, et il n’était pas question qu’il en donnât un de trop.

Du fond de son clapier sombre et étroit, Sylvain, le petit lapin dernier né, observait tout cela avec tristesse. Il vivait dans ce réduit avec sa maman et ses frères et sœurs. Régulièrement, la porte grillagée du clapier s’ouvrait et la main avide du vilain fermier pénétrait à l’intérieur et se saisissait d’un des petits lapins. Sylvain avait vu disparaître de cette façon tous ses frères et sœurs, et il ne restait maintenant plus que lui et son dernier frère. Il avait vite compris la situation et ne voulait pas finir à la casserole. Il fallait réfléchir afin d’élaborer un plan pour s’enfuir au plus vite de cet endroit sinistre.

Cette nuit-là, il ne dormit pas et pensa très fort à la façon de s’échapper. Mais comment faire quand on est un petit lapin pas très costaud et que la porte de cette prison est fermée, et bien fermée ? Sylvain commençait à désespérer lorsque soudain, Léonie, sa copine hulotte vint hululer sur la branche du bel arbre qui donnait son ombre au clapier lorsqu’il faisait trop chaud. C’était un oiseau assez âgé qui racontait souvent des histoires à Sylvain lorsque celui-ci ne pouvait pas dormir la nuit.
- Léonie, Léonie ! viens vite ! chuchota le petit lapin.
- Et bonjour Sylvain ! comment ça va ?
- Hé pas très fort ! je suis sûr de passer à la casserole très bientôt et je ne veux pas finir dans le ventre de ce vilain fermier ! Peux-tu m’aider à m’échapper ?
- Ecoute ! je vais essayer de crocheter ce loquet !
Léonie essaya maintes et maintes fois sans succès. Son bec recourbé ne l’aidait pas. Il fallait trouver autre chose.
- J’ai une idée ! s’écria-t-elle. Je vais chercher Robert, le blaireau, avec ses petites pattes agiles, je suis sûre qu’il y arrivera !

La chouette hulotte s’envola à tire d’aile vers le terrier de Robert. Celui-ci sirotait une tisane de camomille en parcourant d’un œil distrait la gazette des campagnes. Robert était insomniaque. Lorsque Léonie lui expliqua la situation, il n’hésita pas une seconde, car c’était un blaireau très gentil et serviable. Avec ses griffes longues et effilées, ce fut un jeu d’enfant pour lui et bientôt, le verrou sauta. Sylvain n’en croyait pas ses yeux. Il était libre ! Le jour n’allait pas tarder à se lever, car il voyait le coq de la basse-cour se préparer à sortir son cocorico quotidien. Vite, il réveilla son frère et sa maman et les trois lapins sautèrent hors du clapier. Ils n’avaient jamais l’occasion de se dégourdir les jambes et ils se sentaient un peu empotés. Soudain, le premier rayon du soleil apparut et le coq entonna son chant. Déjà, les volets de la maison du vilain fermier étaient ouverts. Sylvain s’écria :
- Regardez qui arrive ! tous aux abris !
Effectivement, on pouvait apercevoir le vilain fermier, chaussé de bottes, avancer à pas rapides vers la basse-cour. Il n’y avait pas une minute à perdre. Léonie s’envola, Robert disparut dans les fourrés et les trois lapins s’enfuirent le plus vite qu’ils purent.

Sylvain courait, courait, droit devant lui. Il voulait s’enfuir le plus loin possible de cette triste ferme. Lorsqu’il s’arrêta, hors d’haleine et les pattes toutes endolories, il s’aperçut qu’il était seul. Où étaient son frère et sa maman ? Il se trouvait dans un pré de bonne herbe et de fleurs sauvages. Il décida donc de s’offrir un bon petit déjeuner. Cette herbe tendre était bien meilleure que le fourrage sec que lui donnait le vilain fermier. Il grignota sans compter et lorsqu’il eût le ventre bien rebondi, il s’allongea sous un arbre pour digérer et réfléchir.
- Voilà, pensa-t-il, c’est le premier jour de ma nouvelle vie de lapin libre ! Je ne finirai pas au fond d’une casserole avec des petits oignons !

Voulez-vous que je vous raconte l’histoire de Sylvain le petit lapin, parti faire un long voyage, et celle de Gus, le petit singe rebelle ? Oui ? Alors asseyez-vous confortablement et écoutez bien …

Il était une fois, quelque part en France dans la vallée de la Garonne, un méchant fermier qui faisait régner la peur et la tristesse sur son domaine. Il possédait une grande ferme et élevait des poules, des canards et des lapins. Il avait aussi un élevage d’anchois. Il était très avare, calculait tout au centime près et nourrissait ses animaux avec des restes. Il comptait même les grains de blé qu’il distribuait à sa volaille, et il n’était pas question qu’il en donnât un de trop.

Du fond de son clapier sombre et étroit, Sylvain, le petit lapin dernier né, observait tout cela avec tristesse. Il vivait dans ce réduit avec sa maman et ses frères et sœurs. Régulièrement, la porte grillagée du clapier s’ouvrait et la main avide du vilain fermier pénétrait à l’intérieur et se saisissait d’un des petits lapins. Sylvain avait vu disparaître de cette façon tous ses frères et sœurs, et il ne restait maintenant plus que lui et son dernier frère. Il avait vite compris la situation et ne voulait pas finir à la casserole. Il fallait réfléchir afin d’élaborer un plan pour s’enfuir au plus vite de cet endroit sinistre.

Cette nuit-là, il ne dormit pas et pensa très fort à la façon de s’échapper. Mais comment faire quand on est un petit lapin pas très costaud et que la porte de cette prison est fermée, et bien fermée ? Sylvain commençait à désespérer lorsque soudain, Léonie, sa copine hulotte vint hululer sur la branche du bel arbre qui donnait son ombre au clapier lorsqu’il faisait trop chaud. C’était un oiseau assez âgé qui racontait souvent des histoires à Sylvain lorsque celui-ci ne pouvait pas dormir la nuit.
- Léonie, Léonie ! viens vite ! chuchota le petit lapin.
- Et bonjour Sylvain ! comment ça va ?
- Hé pas très fort ! je suis sûr de passer à la casserole très bientôt et je ne veux pas finir dans le ventre de ce vilain fermier ! Peux-tu m’aider à m’échapper ?
- Ecoute ! je vais essayer de crocheter ce loquet !
Léonie essaya maintes et maintes fois sans succès. Son bec recourbé ne l’aidait pas. Il fallait trouver autre chose.
- J’ai une idée ! s’écria-t-elle. Je vais chercher Robert, le blaireau, avec ses petites pattes agiles, je suis sûre qu’il y arrivera !

La chouette hulotte s’envola à tire d’aile vers le terrier de Robert. Celui-ci sirotait une tisane de camomille en parcourant d’un œil distrait la gazette des campagnes. Robert était insomniaque. Lorsque Léonie lui expliqua la situation, il n’hésita pas une seconde, car c’était un blaireau très gentil et serviable. Avec ses griffes longues et effilées, ce fut un jeu d’enfant pour lui et bientôt, le verrou sauta. Sylvain n’en croyait pas ses yeux. Il était libre ! Le jour n’allait pas tarder à se lever, car il voyait le coq de la basse-cour se préparer à sortir son cocorico quotidien. Vite, il réveilla son frère et sa maman et les trois lapins sautèrent hors du clapier. Ils n’avaient jamais l’occasion de se dégourdir les jambes et ils se sentaient un peu empotés. Soudain, le premier rayon du soleil apparut et le coq entonna son chant. Déjà, les volets de la maison du vilain fermier étaient ouverts. Sylvain s’écria :
- Regardez qui arrive ! tous aux abris !
Effectivement, on pouvait apercevoir le vilain fermier, chaussé de bottes, avancer à pas rapides vers la basse-cour. Il n’y avait pas une minute à perdre. Léonie s’envola, Robert disparut dans les fourrés et les trois lapins s’enfuirent le plus vite qu’ils purent.

Sylvain courait, courait, droit devant lui. Il voulait s’enfuir le plus loin possible de cette triste ferme. Lorsqu’il s’arrêta, hors d’haleine et les pattes toutes endolories, il s’aperçut qu’il était seul. Où étaient son frère et sa maman ? Il se trouvait dans un pré de bonne herbe et de fleurs sauvages. Il décida donc de s’offrir un bon petit déjeuner. Cette herbe tendre était bien meilleure que le fourrage sec que lui donnait le vilain fermier. Il grignota sans compter et lorsqu’il eût le ventre bien rebondi, il s’allongea sous un arbre pour digérer et réfléchir.
- Voilà, pensa-t-il, c’est le premier jour de ma nouvelle vie de lapin libre ! Je ne finirai pas au fond d’une casserole avec des petits oignons !

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